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Niuzy France – Conférence de presse de 71ème édition du Festival du Film de Cannes

 

 

 

La première conférence de presse de cette 71ème édition du Festival de Cannes est placée sous le signe du féminin et du modernisme.

Le choix de Cate Blanchett comme Présidente est un signe fort, et marque l’ère après-Weinstein.

L’artiste australienne, féministe affirmée, s’était élevée contre le harcèlement sexuel dans l’industrie du film. Elle a fondé depuis Time’s up. Une fondation qui soutient les victimes – hommes ou femmes – en leur donnant les moyens financiers pour se défendre.

La présidente ouvre le bal :

Comment choisir LE film qui gagnera la palme d’or cette année ?

“Le film qui mérite de gagner doit contenir tous les éléments de l’art cinématographique”

L’actrice doublement oscarisée préfère parler d’engagement esthétique plutôt que politique dans le choix de donner la palme d’or au film et s’empresse d’ajouter qu’elle gardera un regard ouvert sur l’ensemble des films en compétition.

 

Autour de la table, les autres membres du jury – Ava Duvernay, Léa Seydoux, Khadja Nin, Kristen Stewart, Chang Chen, Robert Guédiguian, Denis Villeneuve et Andreï Zviaguintsev ont leur avis.

Pour la chanteuse Nigérienne Khadja Nin, “la palme d’or est quelque chose de sérieux”. En effet, elle offre une visibilité sans pareille pour le film primé.

Ava Duvernay et Léa Seydoux, quant à elles, évoquent l’importance de la longévité de la récompense dans le temps ainsi que la création d’un nouveau langage dans le monde du cinéma actuel.

C’est aussi le but ultime d’un film de générer un moyen de communication universel. Avec des mots précis, Ava Duvernay mentionne qu’elle donnera la palme d’or à un film qui est capable lui faire ressentir l’humanité d’une famille d’Iran ou de Shanghai quand elle se trouve chez elle en Californie.

“Choisir la palme d’or, c’est redonner sa magie au cinéma en tant que langage universel.”

Comme l’on pouvait s’y attendre, le féminisme a été l’un des grands sujets de cette conférence de presse d’ouverture du festival de Cannes.

Est ce que #Metoo peut faire évoluer les mentalités dans le monde du cinéma ?

Indéniablement, répond le réalisateur Canadien Denis Villeneuve. “Mais nous ne pouvons pas juger un mouvement social en trois mois. Le monde a besoin de plus de temps pour mesurer l’impact de #Metoo et pour y voir les changements qui vont s’opérer après cette libération de la parole des femmes. Malheureusement, je pense que l’histoire se répète encore et encore. Ce que je peux dire, c’est que le cinéma est là pour éviter de refaire les mêmes erreurs et garder en mémoire les évènements passés.”

Malgré le glamour qui entoure l’industrie du cinéma rien de la diffère des autres regrette Cate Blanchett.

La Présidente du festival ajoute que si elle aimerait voir plus de réalisatrices à Cannes, les choses ne peuvent pas changer en un jour.

“Si on est déçu qu’il n’y ait pas assez de réalisatrices en compétition, soyons aussi déçu qu’il n’y ait pas un transgenre dans le jury.”

Notons aussi que ce n’est pas la première fois que le jury du festival de Cannes n’est constitué que de femmes. En effet par deux fois, en 2009 et 2014, le jury a été majoritairement féminin.

Le festival de Cannes se présente comme un vecteur de diversité et de modernité à travers ce jury cosmopolite. Peut-être agacés par autant de questions sur le féminisme, les membres du jury vont maintenant se concentrer sur les 21 films en compétition.

 

Première ce soir avec la présentation du drame Iranien d’Asghar Farhadi Everybody knows tourné entièrement en espagnol, langue maternelle des acteur Penelope Cruz et Javier Bardem.

Couple sur le grand écran et dans la vie depuis le début de leur romance sur le tournage du film Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen. Les deux stars jouent ensemble pour la troisième fois.

 

 

 

 

N.B   © Spread Pictures

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